De battre mon coeur s'est arrété. Jalouse Enervée Fatiguée Vexée Envieuse Nostalgique Obsédée Critiquée Lasse Moche Mal Transparente Défaite Imcomprise Nulle Chiante Insatisfaite Amoureuse elle parle généralement à coeur ouvert, déjà bien assez meurtri. Dit tout haut ce qu'il lui souffle tout bas. Se plaint, s'ennuie, s'ouvre, s'oublie. Elle agace souvent, les autres l'ont bien compris. Maintenant, ils font abstraction de tout ce qu'elle peut parraître, sans jamais vraiment être. Une note de musique, et tout va déjà mieu. C'est comme une évasion personnelle, comme si tout s'écroulait autour d'elle pour laisser place aux quelques accords mélodieux d'un piano par exemple. Elle en a beaucoup à cacher, c'est vrai, rien ne transparait vraiment, toutes ces années lui ont appri à masquer les défauts. C'est une véritable carapace qu'elle s'est construite. Une carapace faite de rires, d'amitié, de souvenirs et de fêtes. Grâce à son "armure innébranlable", elle se sent indestructible. Broutille. Parmis toutes les choses pathétiques qu'elle a pu s'inventer, celle-ci est de loin la plus incompréhensiblement bête. Ce n'est pas cela dont elle a besoin, et elle le sait pertinnemment. Elle a peur, elle a peur qu'un jour quelqu'un la découvre sous un autre angle que celui qu'elle a bien voulu donner jusqu'à présent La confusion est omni-présente, sans le vouloir vraiment, elle se satisfait de quelques secondes passées avec ses amis ou d'un simple mot gentil qui lui serait destiné. L'enfermement dans un monde où les centres d'interêt ne dépasseraient pas les apparences l'effrai, pourtant, elle aussi s'est résolue à de telles futilitées. A vrai dire, elle aime toutes ces choses, toute cette effervessance d'envie, d'éveil des sens. Elle s'y est très bien accoutumée. Rare sont les fois où elle ne s'est pas amusée d'autant d'excitation autour d'un simple mouvement populaire. Elle ne tombera jamais dans un des nombreux vices du genre humain, comme l'alcool ou la drogue, elle souffre bien assez comme ça. Elle à déjà compris beaucoup de chose mais préfère les garder pour soi. Pleine de sagesse, ou de bonté ? Non, ce n'est pas ça. Elle vit au jour le jour, sans se poser de question trop longue. Joue, chante, pleure, rit, c'est tout ce qui lui reste. Sa famille, ses amis. Un jour elle sera bien obligée de laissé tomber son petit jeu. Un jour, elle s'apercevra qu'autour d'elle l'illusion a disparu. Un jour, il ne sera plus question d'envoutement, mais de remise en question. Un jour, ce jour. Toutes ces années à jouer ce rôle qu'elle trouve si abjecte, c'est elle, mais en pire. Loin d'être hypocrite, elle ne s'amuse plus dans les petites relations annodines des gens qui l'entoure, de ceux qu'elle voit évoluer, vivre. Elle n'a qu'une seule envie, trouver la bonne personne, celle qui lui fera oublier, celle qui lui fera découvrir. Jamais elle ne s'est sentit aussi bien, pour la pemière fois elle parrait satisfaite de son image, de ses relations. Pourtant le contraste est frappant à l'interrieur. Mal, très mal. Elle se ment toute seule, se trouve des excuses afin de ne plus regarer la réalité en face, s'invente un monde, s'invente une vie. C'est assez moche. Rien ni personne ne peut la rassurer, son bonheur artificiel commence à s'écrouler, on n'y peut plus rien, on attend. Peut-être qu'avec le temps elle acquerra la maturité nécessaire qui lui donnera cette fois la force d'avancer dans du concret, dans du "solide". Elle désire voir les années passer tout simplement, réaliser quelques rêves, rencontrer du monde, s'ouvrir toujours plus. Elle finira par oublier cette état plus que précaire de flou total, d'amertume et d'ennui. Le dépassement de soi-même.